{"id":562,"date":"2021-09-05T21:24:16","date_gmt":"2021-09-05T19:24:16","guid":{"rendered":"http:\/\/s610914067.onlinehome.fr\/combaz\/?p=562"},"modified":"2021-09-05T21:24:16","modified_gmt":"2021-09-05T19:24:16","slug":"la-barque-de-nuit","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/christiancombaz.com\/?p=562","title":{"rendered":"La barque de nuit"},"content":{"rendered":"<p>Village perch\u00e9 dans le sud de la France. Depuis dix-sept ans son ancien presbyt\u00e8re abrite un \u00e9crivain hostile aux compromis, qui s&#8217;est exil\u00e9 de la capitale pour construire une oeuvre romanesque tourn\u00e9e vers la compassion. L&#8217;intelligence sans cesse en \u00e9veil, la curiosit\u00e9 toujours aux aguets, Christian Combaz vit en ermite de la cr\u00e9ation artistique. Un pari fou r\u00e9v\u00e9lant chez cet auteur, n\u00e9 le 21 septembre 1954, un orgueil doubl\u00e9 d&#8217;un certain courage. <\/p>\n<p>En effet, c&#8217;est au fa\u00eete de sa gloire, et au moment o\u00f9 une critique unanime le comparait \u00e0 Mauriac ou \u00e0 Anouilh, que, lass\u00e9 du vacarme des salons litt\u00e9raires, il a d\u00e9cid\u00e9 de changer d&#8217;horizon. Ses livres corrosifs scrutent les consciences en analysant derri\u00e8re les masques notre nature humaine. L&#8217;\u00e2me, les f\u00ealures du coeur, les forces surnaturelles qui changent le cours des vies, voil\u00e0 le terrain sur lequel Christian Combaz a construit ses meilleures fictions. A ceux qu&#8217;on n&#8217;a pas aim\u00e9s (que Fayard r\u00e9\u00e9dite), Constance D. et sa suite Jours de France symbolisent chez ce styliste une farouche volont\u00e9 de raconter notre \u00e9poque singuli\u00e8re par le biais de sagas familiales o\u00f9 l&#8217;on mord son prochain quand il est devenu impossible de lui tendre la main. <\/p>\n<p>Autrefois il \u00e9crivait Nocturne \u00e0 Chantilly, une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre jou\u00e9e \u00e0 la radio par Louis Seigner o\u00f9 un vieil homme \u00e0 l&#8217;agonie disait \u00e0 un plus jeune: &#8220;Ne meurs pas c&#8217;est idiot!&#8221; C&#8217;est exactement le th\u00e8me de son nouveau roman, La barque de nuit (Fayard), presque enti\u00e8rement nourri de dialogues qui, feignant de raconter les derniers instants d&#8217;Alexandre Lion, grand patron d&#8217;industrie, propose un tragique huis clos familial. Le procureur g\u00e9n\u00e9ral en est Valentin Dobbs, le petit-fils du vieux patriarche agonisant, qui, \u00e0 dix-huit ans, agresse verbalement sa m\u00e8re, furieux d&#8217;apprendre que sa naissance a \u00e9t\u00e9 film\u00e9e en vid\u00e9o et que ses oncles en poss\u00e8dent des copies. <\/p>\n<p>Le narrateur Roland Dangfield est une sorte de spectre, amoureux sans retour du jeune homme. Le r\u00e9v\u00e9lateur de terribles secrets concernant le pass\u00e9 du chef de famille est Edmond Loiseleur, son m\u00e9decin et confident. Ce roman moderne sur l&#8217;\u00e9ternel combat du bien et du mal est \u00e9crit dans une langue classique par un passionn\u00e9 de parapente et d&#8217;informatique, un esprit \u00e9clectique, sculpteur, peintre, musicien, expert en l&#8217;art de stigmatiser toutes les turbulences du r\u00e9el. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Village perch\u00e9 dans le sud de la France. 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